Mahmoud Darwich, un poète, une nation

Publié le par ag94

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Célébration de la Journée de la culture palestinienne et de son chantre à El Mouggar

Mahmoud Darwich, un poète, une nation

16-03-2010

Par Wafia Sifouane

En collaboration avec l’Office national de la culture et de l’information, l’ambassade de la Palestine à Alger a célébré dimanche dernier la Journée de la culture palestinienne à la salle El Mouggar. La date coïncide également avec l’anniversaire de l’un des plus grands poètes révolutionnaires de tout les temps, le défunt Mahmoud Darwich. Un public nombreux, dont la majorité était des Palestiniens, se déplacera pour assister à ce double hommage. Après la fatiha, une minute de silence et les hymnes algérien et palestinien, Darwich apparaît sur l’écran déclamant un extrait de son fameux poème El Djidraia. Un grand moment d’émotion, nul n’est insensible aux paroles de Darwich plus sincère que jamais. Le représentant de l’ambassade palestinienne rejoint la scène. «Nous remercions l’Algérie pour son soutien permanant à la Palestine. El Qods appartient à tous les peuples arabes et musulmans et, face aux colons, nous nous demandons parfois que faire. Darwich est un grand poète. Il représente tous les artistes palestiniens. C’est une référence. En cette journée, nous soulignons que la culture pour nous est plus importante que la nourriture parce qu’elle est tout ce que nous possédons», déclare Haithem El Ameri. Paraphrasant Darwich, il ajoutera : «Nous aimons la vie mais ne nous pouvons y accéder.» Il soulignera également l’amitié qui lie les deux pays tout en déclarant son admiration pour la guerre de libération algérienne qui est d’ailleurs citée dans un poème de Darwich.


La deuxième partie de la soirée sera consacrée à la poésie. Six poètes, Abderrezak Boukebba, Lamiss Saidi, Saleh Essafouti, Ibrahim Seddiki, Samir Sattouf et Mohamed Islem Chachess, se succèderont pour rendre hommage à Darwich. Samir Sattouf et le jeune Mohamed Islem Chachess marqueront leur passage avec des poèmes pleins de force. Avec des thématiques libres mais toujours reliées à la cause palestinienne, les poètes ont puisé dans le meilleur d’eux-mêmes.
La soirée se terminera avec une troupe de danse qui présentera la danse «Debka» du patrimoine palestinien. Cette danse est souvent exécutée lors des mariages et de grandes cérémonies. 


Depuis sa disparition, le 9 août 2008, le poète Mahmoud Derwich a fait l’objet de plusieurs hommages en Algérie. Malgré son absence, il suscite toujours l’intérêt des gens à travers sa poésie qui dégage sa force de caractère. Son pays, il le porte dans son âme et dans ses écrits à un point tel que, malgré le temps qui passe, il est impossible de l’oublier.  Que ce soit El Djidaria ou encore Fhaka Hadihi El Ardh, ses poèmes sont des témoins de la douleur infligée par les Israéliens à un peuple en accaparant sa terre mais aussi en tentant aujourd’hui d’effacer la culture et l’identité de leurs victimes.
Face au silence complice de la communauté internationale, les crimes envers le peuple frère se multiplient. Et la conscience du monde arabe tarde à s’éveiller. 

W. S

 

http://www.latribune-online.com/culture/31036.html


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