« Cette injustice et cette honte doivent cesser » sur l'Humanité

Publié le par ag94

À J - 2 de la décision du tribunal israélien devant statuer sur la demande de libération anticipée de Salah, deux points essentiels sont à rappeler.

D'une part, le cas de Salah Hamouri n'est pas un cas parmi des milliers d'autres que connaissent des Français à l'étranger. Il est le seul à être en prison depuis quatre ans pour des raisons politiques : il refuse l'occupation des territoires et dit clairement que son combat est uniquement politique. Il a été jugé par un tribunal militaire d'occupation, installé en Cisjordanie, donc illégal en son principe. Et il a été jugé sans qu'aucun fait ne soit porté à sa décharge. Seulement une « intention » supposée.

D'autre part, et c'est bien le signe qu'il vit sous une occupation étrangère condamnée par les instances internationales, Salah Hamouri, qui est franco-palestinien de naissance, n'est en fait, en droit, « que » français. Pourquoi ? Parce qu'il habite Jérusalem-Est, occupée illégalement et considérée comme la « capitale unifiée et éternelle d'Israël ». Ce pays est condamné pour cela par le droit international. La force occupante israélienne lui récuse la dimension palestinienne de sa binationalité. Salah n'a qu'une carte de résident de Jérusalem. Il n'est ni palestinien ni israélien. Le seul papier portant mention de sa nationalité est son passeport français.

Salah Hamouri est donc bien le seul Français sur cette planète à être en prison depuis quatre ans pour des raisons politiques. Le 26 juillet, il doit être libéré. Le président Sarkozy en a les moyens. Jusqu'à présent il ne les a pas utilisés pour Salah, à la différence des autres. Cette injustice qui touche aux droits de l'homme et cette honte doivent cesser.

Par Jean-Claude Lefort, coordinateur du Comité national pour la libération de Salah Hamouri, président de l'association France Palestine Solidarité (AFPS) et député honoraire.

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