Tribunal Russell sur la Palestine

Publié le par ag94

 

TRP_lausanne081009.jpg

 

Ce week-end (20-22 novembre 2010) se tient à Londres la deuxième session du tribunal Russell sur la Palestine. Il est demandé à ce tribunal, où les citoyens ont droit à la parole, d’exprimer un jugement quant à savoir si des entreprises (telle Dexia par exemple) qui réalisent des bénéfices grâce à l’occupation de la Palestine enfreignent le droit international.

Le Tribunal Russell fut mis en place en 1966 par Bertrand Russel, prix Nobel de littérature en 1950, pour enquêter sur les crimes de guerre qui se commettaient au Vietnam. Ce premier Tribunal Russel fut présider par Jean Paul Sartre.

Le Tribunal Russell n’a aucun caractère légal, le but étant d’agir comme un tribunal populaire, de réveiller les consciences face aux injustices et aux violations du droit international qui se perpétuent dans l’indifférence de la communauté internationale. Dans le cas présent, il s’agit d’examiner les violations du droit international qui privent le peuple palestinien d’un état souverain en réaffirmant la primauté de ce droit international comme base du règlement du conflit israélo-palestinien, il se chargera également d’identifier les manquements à l’application de ce droit et d’en condamner les auteurs devant l’opinion publique internationale.

Différentes données seront analysées durant la session du Tribunal :

Quelles sont les sociétés qui sont actives au niveau des infrastructures,

Quelles sont les banques étrangères et autres institutions financières qui fournissent des services aux colonies illégales,

Quelles sont les sociétés possédant des unités de production dans les colonies et les zones industrielles dur les rives occidentales du Jourdain et qui sont actives dans l’exportation,

Quelles sont les sociétés étrangères qui sont actives dans les domaines de la guerre, de la colonisation et de la répression dans les Territoires Palestiniens occupés.

Pour traiter chacun de ces sujets, sont invités différents spécialistes et témoins privilégiés qui s’exprimeront sur les différents points de l’agenda. Les entreprises qui se retrouvent sur le banc des accusés sont également invitées pour défendre leur point de vue.

Dexia, bien connue chez nous, qui finance l’implantation des colonies illégales en territoire palestinien occupé.

Veolia, entreprise française, également active en Belgique dans le traitement des déchets et des transports publics, qui construit en ce moment des lignes de trams entre Jérusalem Ouest et les colonies.

Carmel Agrexco, société israélienne, que nous connaissons pour ses exportations de fruits et légumes vers nos grandes surfaces, ces produits viennent de la vallée du Jourdain.

Ahava, société américaine de cosmétiques, dont une partie de l’assortiment est composé de matières premières issues de la Mer Morte.

Soda Club, société israélienne, qui commercialise chez nous un système permettant de transformer l’eau du robinet en eau minérale.

PFZW, deuxième plus grand fonds de pensions des Pays Bas, qui investit dans les entreprises israéliennes et est actionnaire de Dexia.

Caterpillar, bien connue pour ses machines et collections de vêtements. Les bulldozers Caterpillar sont régulièrement utilisés pour abattre les maisons palestiniennes.

G4S, Group 4 Security, entreprise anglaise de sécurité, active en Europe. G4S sécurise les check-points israélien dans les territoires Occupés aidant ainsi l’armée israélienne.

Elbit, EDO ITT et Raytheon, trois entreprises spécialisées dans l’industrie militaire et dans la sécurité, qui profitent largement du budget qu’Israël utilise pour sa sécurité.

 

Vous pouvez suivre en direct la session du Tribunal Russel sur :

http://www.russelltribunalonpalesti...

 

Commenter cet article