Manifestation à Tel Aviv contre un serment d’allégeance à l’Etat juif

Publié le par ag94

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dimanche 17 octobre 2010, par La Rédaction

Plusieurs milliers d’Israéliens juifs et arabes (Palestiniens de 48, ndlr) ont manifesté samedi soir aux cris de "non au fascisme oui à la démocratie" contre un projet de loi controversé exigeant des candidats à la citoyenneté qu’ils prêtent allégeance à "Israël, Etat juif et démocratique", a constaté un journaliste de l’AFP.
La manifestation était organisée par les partis d’opposition de gauche et des organisations de Défense des droits de l’Homme, pour protester contre l’accord donné dimanche dernier par le gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu à cet amendement à la loi.
Les manifestants ont défilé dans les artères centrales de Tel Aviv, jusqu’au siège du ministère de la Défense, brandissant des pancartes avec des inscriptions "Juifs et Arabes nous refusons d’être ennemis", et "Non à la haine".
Ils ont conspué le Premier ministre et le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, dont le parti Israël Beiteinou est à l’origine de cet amendement qui doit être encore adopté par la Knesset (parlement) pour entrer en vigueur.
Cette formation ultra nationaliste et populiste s’était hissé aux élections de 2009 au troisième rang des partis en Israël, raflant 15 sièges sur 120, après une campagne électorale visant la minorité arabe (20%), sous le slogan "pas de citoyenneté sans loyauté "envers l’Etat.
Le texte amende la loi actuelle sur la citoyenneté et comprend le paragraphe suivant : "Je jure de respecter les lois de l’Etat d’Israël comme Etat juif et démocratique".
Il ne devrait s’appliquer qu’à des non juifs, les juifs obtenant la nationalité en vertu de la Loi du retour et non de la Loi de citoyenneté, mais il faudra encore plusieurs mois pour qu’il soit rédigé sous sa forme définitive.
La manifestation autorisée par la police s’est déroulée sans incident.

(Dimanche, 17 octobre 2010 - Avec les agences de presse)

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HORCHANI Salah 17/10/2010 14:09


La Paix n’est pas Maintenant !

Ils ont dit :

« L’Etat d’Israël n’est, ni en principe ni en fait, un Etat israélien, ni un Etat des Israéliens ; c’est un Etat juif(…) Non seulement il n’existe pas d’Israéliens en Israël, mais les animaux et
les plantes elles-mêmes sont divisés en juifs et non-juifs. Officiellement, l’Etat d’Israël recense et classifie les vaches et les moutons, les tomates ou le blé en produits “juifs” et “non-juifs”
» (Israël Shahak, Professeur à l’Université Hébraïque de Jérusalem et ancien détenu au camp de concentration de Bergen-Belsen, dans son courageux livre intitulé « Le Racisme de l’Etat d’Israël »
(Guy Authier, 1975).

« On ne peut pas parler de ’’ Nationalité israélienne’’, car il n’existe pas de ’’Nation israélienne’’ séparée de la nation juive et qu’Israël n’est même pas l’Etat de ses citoyens juifs, mais
celui des juifs du monde » (Shimon Agranat, président de la Cour suprême d’Israël).

Aussi, demander aux « dirigeants palestiniens » d’affirmer « sans équivoque à leur peuple qu'ils reconnaissent Israël comme la patrie du Peuple Juif » ( demande faite par Netanyahou devant la
Knesset, le 11/10/2010) et demander aux réfugiés palestiniens de prêter allégeance à la légitimité d’un État juif, équivaut à leur demander, de facto, de prêter allégeance au sionisme, qui les a
dépossédés de leur patrie, de se déclarer, eux-mêmes, sionistes et de reconnaître le caractère juif de l’Etat d’Israël. Ainsi, une des variables cachées et insidieuses de la nouvelle Loi sur la
Citoyenneté, jointe au précepte de« Israël l'Etat-nation des Juifs », est d’anticiper sur les négociations concernant le Statut des Réfugiés, en rendant, de prime abord, impossible leur retour dans
leur patrie. En outre, ladite Loi et ledit précepte impliquent qu’Israël appartient plus aux Juifs de la Diaspora qu’à ses propres citoyens non-juifs (musulmans, chrétiens, athées,…) et entérinent
le statut de sous-citoyen que vivent, aujourd’hui, les citoyens non-juifs de l’Etat d’Israël. Tout cela montre, sans appel, que l’Etat d’Israël d’aujourd’hui est un Etat d’Apartheid (cf., aussi, à
ce sujet mon article intitulé «Trilogie Israélienne : 2. L’Etat d’Israël et la pratique de l’Apartheid» :
http://www.legrandsoir.info/Trilogie-Israelienne-2-L-Etat-d-Israel-et-la-pratique-de-l-Apartheid.html).

Devant les tergiversations chroniques des divers Gouvernements Israéliens, quant au règlement du conflit israélo-palestinien, on est en droit de se demander s’il peut exister, un jour, une réelle
chance pour aboutir à la conclusion d’une Paix des braves entre tous les belligérants de la région. Avec l’échiquier politique israélien d’aujourd’hui et les intentions déclarées du Gouvernement
Benyamin Netanyahou, explicitées dans ses politiques actuelles et les trajectoires de ses principaux protagonistes, on a, malheureusement, tout à craindre pour la Paix dans la région et
l’amélioration, à court terme, de la situation d’Apartheid dans laquelle vivent les palestiniens des deux cotés du Jourdain. Pour corroborer cette inquiétude, il suffit de rappeler la position du
Likoud (Parti majoritaire dans ledit Gouvernement) quant à la création d’un Etat Palestinien. En effet, la plate-forme électorale du Likoud déclare explicitement :

« Le gouvernement d’Israël rejette catégoriquement la création d’un État arabe palestinien à l’ouest du Jourdain. Les Palestiniens peuvent gérer leur vie librement, dans le cadre de l’autonomie,
mais pas en tant qu’État indépendant et souverain. Ainsi, par exemple, en matière d’affaires étrangères, de sécurité, d’immigration et d’écologie, leur activité est limitée et doit être en
conformité avec les impératifs de l’existence d’Israël, de sa sécurité et de ses besoins nationaux »(cf.http://www.knesset.gov.il./election...).

En conclusion, on peut dire qu’un gouvernement, qui pose de telles illégitimes exigences, est inapte à conclure la Paix !

HORCHANI Salah


HORCHANI Salah 17/10/2010 14:08


Et si Moïse et les autres revenaient !

Si, aujourd’hui, Joseph, Benyamin, Rachel, Rebecca,…,Moïse, Salamon, David,…, les juges, les rois et les prophètes,…, revenaient et se présentaient aux Autorités des Frontières de l’Aéroport de
Tel-Aviv et si ces dernières leur demandaient :« s’il vous plait, Mesdames et Messieurs, identifiez vous », ils répondraient : « Nous sommes les enfants de Jacob, alias Israël , et nous désirons
devenir citoyens de ce pays ». Et si lesdites autorités leur demandaient : « Etes-vous Juifs ? », ils répondraient «Nous ne comprenons pas ce que vous voulez dire ! C’est quoi être juif ? ». Et si
les mêmes dites autorités leur répliquaient « Mais ici, c’est l'Etat-nation des Juifs », Benyamin, Rachel, Rebecca,…, Moïse, Salamon, David,…, les juges, les rois et les prophètes,… répondraient:
«on nous a mal renseignés, nous nous sommes trompés de pays ; nous cherchons ארץ ישראל (La Terre d’Israël) ».

HORCHANI Salah