LILLE / SOLIDARITÉ Swing Gadjé « au-delà des murs » de Palestine

Publié le par ag94

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 http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/2010/11/24/swing-gadje-au-dela-des-murs-de-palestin.shtml

 

Il était dit qu'un jour les fils du vent et du Tire-Laine s'en iraient en Palestine. Question de libertés. Swing Gadjé y prépare sa tournée, et des graines pour y planter des écoles d'oralité.



JULIA MÉREAU > julia.mereau@nordeclair.fr
C'est arrivé un jour de concert dans le cadre d'un jumelage avec des enfants palestiniens. « La Maison de quartier de Wazemmes avait invité Chez Nono, le Arnaud Van Lacker Quartet », raconte Agathe Cornille pour la Cie du Tire-Laine, quand les musiciens ont décidé de se rendre en Palestine. Forcément, ça devait un jour. À force de jouer, chanter la liberté d'être et de circuler des Tziganes, le Swing Gadjé ne pouvait que tomber nez à nez avec la cause palestinienne, et s'en emparer !



De fait, les musiciens du Tire-Laine ont pris contact avec Claude Dancette, président de l'Association médicale franco-palestinienne (AMFP 59/62). Et reçu Wassim Qassis, un musicien palestinien alors qu'il était de passage à Paris. « Il a joué avec le Swing Gadjé à Bruxelles les Bains, cet été.
Et le courant est tellement bien passé que Nono l'a inclus dans le conte ("La Treizième Tribu", Ndlr) », précise Agathe. De sauter le pas. C'est ainsi qu'en septembre dernier, une petite délégation du Swing Gadjé s'est rendue sur place et a dessiné les grandes lignes d'un nouveau projet, appelé « au delà des murs ».
D'une part, le Swing Gadjé prépare une tournée via Naplouse, Bethléem, Ramallah, Hébron et Jérusalem, en mars 2011. Où ils interpréteront leur répertoire mais aussi des morceaux proposés par des musiciens palestiniens, et d'autres créations nées de ces échanges avec le collectif « Niwana », auquel appartient Wassim Qassis. Tous les concerts seront gratuits et en extérieur.
D'autre part, forte de sa méthode de transmission orale, la compagnie du Tire-Laine compte bien implanter des écoles d'oralité, avec des enfants, et des professeurs de musique. Et par ailleurs, faire venir à Moulins, des jeunes palestiniens pour une master class d'une semaine. « Avec le Tire-Laine, l'intérêt c'est qu'ils vont pouvoir prendre avec eux des enfants qui ne font pas forcément de musique », et qui ne seraient pas forcément choisis dans le cadre d'autres échanges. Au camp de réfugiés d'Aida, à Bethléem, le directeur du centre de jeunesse, Karem Al Waarah est sensible à cette particularité. Et pour cause. « Quand je viens ici, je sens que mon esprit s'ouvre, parce qu'il n'y a plus de murs. Je suis sûr que ça fera la même chose pour les enfants, et qu'ils regarderont leur avenir autrement ». w 






 

 

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