Liban Trois projets de la Welfare Association à Beyrouth pour préserver les traditions palestiniennes et le droit au retour

Publié le par ag94

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Dabké et costumes folkloriques palestiniens.

 

 

 

Social The Welfare Association ou, en français, l'Association de bienfaisance, est une ONG palestinienne qui a lancé officiellement les activités de sa branche libanaise le mois dernier à Beyrouth.

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Dîner de gala et collecte de fonds

Fondée en 1983 à Genève, l'association de bienfaisance palestinienne Welfare Association finance des projets de développement destinés à aider les réfugiés palestiniens dans les camps et dans les territoires.
Cette importante ONG, qui œuvre pour l'instauration d'un État palestinien indépendant, libre et démocratique, se fixe pour objectif de permettre au peuple palestinien de préserver son héritage culturel et son identité propre.

Pour mettre en place ses projets, la Welfare Association identifie les besoins et œuvre à trouver les mécanismes de financement nécessaires. Pourvoyant les fonds et les structures nécessaires, elle œuvre avec des ONG présentes sur le terrain pour la réalisation des projets.
L'association, qui regroupe des hommes et des femmes d'affaires, ainsi que des intellectuels palestiniens et arabes, siège à Genève et dispose de plusieurs branches, notamment à Jérusalem, Ramallah, Amman, Londres et maintenant Beyrouth.
Même si elle n'avait pas de bureau à Beyrouth jusqu'en 2010, la Welfare Association aidait les Palestiniens des camps du Liban depuis sa création en 1983.
Depuis donc 27 ans, l'association a financé 496 projets dans les camps du Liban. Ils ont été réalisés grâce à l'apport de 94 ONG présentes sur le terrain. Le coût de ces projets s'élève à 17 millions de dollars ; ils sont divisés en diverses catégories, notamment le développement, la santé, l'éducation, la culture et les soins d'urgence.

Trois importants projets à venir
Pour marquer l'ouverture de son bureau à Beyrouth, l'association a sélectionné trois importants projets qu'elle financera et qui ont pour thème : « Mes racines se trouvent en Palestine », « Je retournerai à Haïfa » et « Douze fenêtres sur la Palestine ».
Le projet « Mes racines sont en Palestine » a pour but de sensibiliser les jeunes des camps à l'identité palestinienne. Cinquante adolescents et adolescentes, âgés entre 12 et 16 ans, seront sélectionnés et formés à l'utilisation de programmes informatiques précis les aidant à effectuer des recherches sur leurs origines et sur les villages de la Palestine. Durant trois mois, ces jeunes travailleront également sur Photoshop et présenteront, lors d'une exposition, diverses données sur leur village d'origine. Ce projet sera mis en place à travers l'Association de l'aide sociale.
Le projet « Je retournerai à Haïfa » consiste à présenter, dans le cadre d'une pièce de théâtre, au Liban et dans le monde arabe, le roman de l'écrivain palestinien Ghassan Kanafani, et qui porte le même titre que le projet. Ce projet devrait constituer un outil efficace pour défendre la cause palestinienne et le droit au retour des réfugiés palestiniens. Le roman en question avait été publié à Beyrouth en 1969. Trois ans plus tard, son auteur était assassiné dans la capitale libanaise. Le roman Je retournerai à Haïfa, qui a été traduit ultérieurement en plusieurs langues, dont notamment l'anglais, le français, l'espagnol et l'allemand, avait été transformé en film en 1977, réalisé par Kassem Haoual sur une musique de Ziad Rahbani. Le projet sera mis en place par l'association culturelle Ghassan Kanafani.
Le projet « Douze fenêtres sur la Palestine » consiste à créer une carte géographique géante de la Palestine à travers douze panneaux brodés, chacun selon les traditions de chaque localité des territoires occupés. Ce projet a pour but de préserver le savoir-faire et l'artisanat palestinien, malgré les longues années d'exil. Il sera réalisé par l'Association du développement des camps.

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