Lettre ouverte des étudiants de la bande de Gaza à l’Union des étudiants d’Europe : opposez-vous à l’apartheid et aux crimes de guerre

Publié le par ag94

 bdshands

 

Campagne des étudiants palestiniens pour le boycott universitaire d’Israël (PSCABI)

 

OPINION :

Vous n’avez pas su vous souvenir de ces moments où il n’était pas facile de se mettre du bon côté de l’histoire et de prendre position comme seuls les mouvements étudiants le peuvent.

Bande de Gaza assiégée,

le 6 novembre 2010

Nous vous écrivons en tant qu’étudiants de la bande de Gaza assiégée dont l’ensemble du système d’enseignement est paralysé à cause d’un blocus israélien de quatre années et qui se poursuit. Nous sommes profondément peinés que vous ayez tenu votre conférence annuelle de cette année à Jérusalem, conférence organisée par l’Union nationale des étudiants israéliens, par le ministère israélien de la Diplomatie publique et des Affaires de la diaspora, ainsi que par le Cabinet du Premier ministre. Cela nous attriste que vous n’ayez pu être solidaires avec nous et briser le silence que nous impose l’Etat que vous avez choisi, et prendre position contre ce que le rapporteur spécial des Nations-Unies, John Dugard, décrit comme le seul cas restant après l’Afrique du Sud « de régime rattaché à l’Occident qui refuse l’autodétermination et les droits humains à un peuple en voie de développement, et qui agit ainsi depuis si longtemps » (1).

En plein siège et occupation et pendant que nous étions massacrés au début de l’année 2009, les organismes gouvernementaux et judiciaires du monde regardaient. Pendant 22 jours nous avons été frappés d’horreur, nous avons été laissés seuls face à la quatrième armée du monde, à un Etat avec plus de 400 têtes nucléaires qui a fréquemment utilisé la totalité de sa force destructrice contre notre population civile. Nous avons été confrontés aux F16, F15, F35, aux chars d’assaut Merkava, aux hélicoptères Apache, à la marine de guerre et au phosphore blanc qui brûle la chair, avec pour résultat, plus de 1400 victimes, et parmi elles, 413 enfants. Le premier jour de ce massacre, plus de 500 avions israéliens commencèrent à bombarder toute la bande de Gaza. Il était 11 h 23 du matin, le moment où les étudiants quittent leurs écoles et universités, après la période d’examens du trimestre d’hiver. Selon les principales organisations des droits de l’homme, et notamment B’Tselem, dans la majorité, les victimes sont des enfants de moins de 18 ans.

Au cours de l’assaut, 37 établissements scolaires primaires et secondaires ont été touchés, dont 18 étaient utilisés comme abri par tous ceux qui venaient de fuir leurs maisons. L’école internationale américaine a été détruite, et quatre bâtiments de l’université islamique de Gaza (UIG) démolis (2). L’enquête Goldstone pour les Nations unies indique que « les opérations militaires à Gaza étaient dirigées par Israël contre la population de Gaza dans son ensemble, pour servir une politique globale visant à punir la population de la bande de Gaza, et dans une politique délibérée de la force disproportionnée dirigée contre la population civile » (3). Pourtant, aucune action n’a été engagée par la communauté internationale.

Depuis qu’il a été créé, sur les ruines des réfugiés palestiniens, Israël a violé plus de résolutions des Nations unies que tout autre pays, et notamment l’article 26 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme se rapportant à l’enseignement et au respect des droits humains et des libertés fondamentales. Notre droit à l’enseignement est dénié constamment, en violation de l’article 50 de la Quatrième Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, article qui exige que tous les établissements « consacrés aux soins et à l’éducation des enfants » aient leur fonctionnement facilité par la puissance occupante.

A Gaza, depuis quatre ans, le blocus israélien interdit même les besoins les plus élémentaires pour les élèves tels que fournitures de bureau, papier, livres, cartables – les élèves n’ont souvent même pas de bougies pour les éclairer et pouvoir étudier, en raison de la pénurie organisée de l’électricité. La pauvreté qui résulte du blocus a contraint beaucoup de ceux qui aspiraient aux études à les arrêter prématurément pour travailler et aider leur famille et, sauf pour une infime minorité, poursuivre leurs études à l’étranger est à peu près impossible.

Sans parler de l’occupation impitoyable de la Cisjordanie par Israël, de l’expansion des colonies illégales réservées aux juifs, de la construction du mur illégal d’apartheid, des restrictions aux mouvements des Palestiniens et des humiliations sur les plus de 600 check-points de Cisjordanie, et de l’annexion illégale de Jérusalem, lieu de votre conférence annuelle.

Les Palestiniens de 1948, qui se virent imposer la citoyenneté israélienne, souffrent énormément des lois et politiques discriminatoires au profit des citoyens juifs d’Israël. Notre seule faute est de ne pas être de la « bonne religion ». Les propos de nombreux décideurs politiques israéliens suggèrent que d’autres Palestiniens pourraient être expulsés par la violence dans le cadre du « nettoyage ethnique rampant » qui se poursuit depuis 1948.

Nous vous demandons de ne pas céder face à cette machine de propagande israélienne impitoyable qui a pour but d’absoudre Israël de ses crimes, nous vous demandons de vous joindre à l’appel palestinien aux boycotts, désinvestissements et sanctions, afin d’isoler Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international, qu’il mette fin à son siège illégal de la bande de Gaza, à ses 53 années d’occupation militaire de la Cisjordanie, à ses politiques discriminatoires sur fond raciste contre les un million quatre cent mille Arabes aborigènes en Israël, et à son déni du droit au retour des millions de victimes du nettoyage ethnique d’Israël (4).

L’appel palestinien au boycott universitaire d’Israël est soutenu par des universitaires et étudiants du monde entier. Des universités et collèges tels que l’université de Californie Berkeley, l’université de Michigan (Dearborne), le Hampshire College, l’université du Sussex et bien d’autres ont tous lancé des initiatives pour le boycott et le désinvestissement des sociétés qui soutiennent l’apartheid et l’occupation israéliens. Après s’être rendu en Terre sainte, l’archevêque et militant BDS, Desmond Tutu a déclaré :

« Je ne me lasse jamais de parler de la détresse si profonde dans mes visites en Terre sainte ; elles me rappellent tellement ce qui nous est arrivé, à nous la population noire en Afrique du Sud. J’ai vu l’humiliation des Palestiniens sur les check-points ou sur les barrages routiers, souffrant comme nous avons souffert quand les jeunes policiers blancs nous empêchaient de nous déplacer. Mon cœur se serre. Je dis, ‘Pourquoi avons-nous une si courte mémoire ?’ » (5).

Quand l’Union des étudiants d’Europe s’est créée en 1982, les étudiants du bureau d’information des étudiants d’Europe occidentale et leurs unions ont pris la tête de l’opposition au régime de l’apartheid raciste sud-africain. Il n’était pas question alors de négocier avec une telle oppression à fond racial, il n’y avait qu’un mot, un seul : BOYCOTT. Les gens n’ont plus cru dans la rhétorique afrikaner tout comme aujourd’hui beaucoup dans le monde ne se laissent plus prendre par la campagne pour « une nouvelle image d’Israël ». Comme aujourd’hui, le soutien des gouvernements occidentaux à une oppression de plusieurs décennies avait empêché l’action de la justice par les recours habituels pour faire rendre des comptes aux violeurs des droits de l’homme et aux criminels de guerre.

Tout comme les étudiants au fil des années quatre-vingt ont exclus la banque Barclays de leurs campus en raison de ses investissements dans l’apartheid, nous avions espéré de votre part la même solidarité étant donné la sauvagerie sans égale et l’emprisonnement auxquels nous, Palestiniens, somme soumis. Vous n’avez pas su vous souvenir de ces moments où il n’était pas facile de se mettre du bon côté de l’histoire et de prendre position comme seuls les mouvements étudiants le peuvent. Au lieu de cela, vous avez décidé de normaliser vos relations avec un régime d’apartheid en participant à la rencontre de l’Union des étudiants d’Europe à Jérusalem. En outre, vous avez échoué à défendre ceux que ne vous n’avez pas vus pendant votre séjour, ceux dont les voix sont étouffées, ceux dont les espoirs sont constamment brisés, ceux qui toujours pleurent des êtres chers.  [1]

 

 

 

Campagne des étudiants palestiniens pour le boycott universitaire d’Israël (PSCABI)

 

OPINION :

Vous n’avez pas su vous souvenir de ces moments où il n’était pas facile de se mettre du bon côté de l’histoire et de prendre position comme seuls les mouvements étudiants le peuvent.

Bande de Gaza assiégée,

le 6 novembre 2010

Nous vous écrivons en tant qu’étudiants de la bande de Gaza assiégée dont l’ensemble du système d’enseignement est paralysé à cause d’un blocus israélien de quatre années et qui se poursuit. Nous sommes profondément peinés que vous ayez tenu votre conférence annuelle de cette année à Jérusalem, conférence organisée par l’Union nationale des étudiants israéliens, par le ministère israélien de la Diplomatie publique et des Affaires de la diaspora, ainsi que par le Cabinet du Premier ministre. Cela nous attriste que vous n’ayez pu être solidaires avec nous et briser le silence que nous impose l’Etat que vous avez choisi, et prendre position contre ce que le rapporteur spécial des Nations-Unies, John Dugard, décrit comme le seul cas restant après l’Afrique du Sud « de régime rattaché à l’Occident qui refuse l’autodétermination et les droits humains à un peuple en voie de développement, et qui agit ainsi depuis si longtemps » (1).

En plein siège et occupation et pendant que nous étions massacrés au début de l’année 2009, les organismes gouvernementaux et judiciaires du monde regardaient. Pendant 22 jours nous avons été frappés d’horreur, nous avons été laissés seuls face à la quatrième armée du monde, à un Etat avec plus de 400 têtes nucléaires qui a fréquemment utilisé la totalité de sa force destructrice contre notre population civile. Nous avons été confrontés aux F16, F15, F35, aux chars d’assaut Merkava, aux hélicoptères Apache, à la marine de guerre et au phosphore blanc qui brûle la chair, avec pour résultat, plus de 1400 victimes, et parmi elles, 413 enfants. Le premier jour de ce massacre, plus de 500 avions israéliens commencèrent à bombarder toute la bande de Gaza. Il était 11 h 23 du matin, le moment où les étudiants quittent leurs écoles et universités, après la période d’examens du trimestre d’hiver. Selon les principales organisations des droits de l’homme, et notamment B’Tselem, dans la majorité, les victimes sont des enfants de moins de 18 ans.

Au cours de l’assaut, 37 établissements scolaires primaires et secondaires ont été touchés, dont 18 étaient utilisés comme abri par tous ceux qui venaient de fuir leurs maisons. L’école internationale américaine a été détruite, et quatre bâtiments de l’université islamique de Gaza (UIG) démolis (2). L’enquête Goldstone pour les Nations unies indique que « les opérations militaires à Gaza étaient dirigées par Israël contre la population de Gaza dans son ensemble, pour servir une politique globale visant à punir la population de la bande de Gaza, et dans une politique délibérée de la force disproportionnée dirigée contre la population civile » (3). Pourtant, aucune action n’a été engagée par la communauté internationale.

Depuis qu’il a été créé, sur les ruines des réfugiés palestiniens, Israël a violé plus de résolutions des Nations unies que tout autre pays, et notamment l’article 26 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme se rapportant à l’enseignement et au respect des droits humains et des libertés fondamentales. Notre droit à l’enseignement est dénié constamment, en violation de l’article 50 de la Quatrième Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, article qui exige que tous les établissements « consacrés aux soins et à l’éducation des enfants » aient leur fonctionnement facilité par la puissance occupante.

A Gaza, depuis quatre ans, le blocus israélien interdit même les besoins les plus élémentaires pour les élèves tels que fournitures de bureau, papier, livres, cartables – les élèves n’ont souvent même pas de bougies pour les éclairer et pouvoir étudier, en raison de la pénurie organisée de l’électricité. La pauvreté qui résulte du blocus a contraint beaucoup de ceux qui aspiraient aux études à les arrêter prématurément pour travailler et aider leur famille et, sauf pour une infime minorité, poursuivre leurs études à l’étranger est à peu près impossible.

Sans parler de l’occupation impitoyable de la Cisjordanie par Israël, de l’expansion des colonies illégales réservées aux juifs, de la construction du mur illégal d’apartheid, des restrictions aux mouvements des Palestiniens et des humiliations sur les plus de 600 check-points de Cisjordanie, et de l’annexion illégale de Jérusalem, lieu de votre conférence annuelle.

Les Palestiniens de 1948, qui se virent imposer la citoyenneté israélienne, souffrent énormément des lois et politiques discriminatoires au profit des citoyens juifs d’Israël. Notre seule faute est de ne pas être de la « bonne religion ». Les propos de nombreux décideurs politiques israéliens suggèrent que d’autres Palestiniens pourraient être expulsés par la violence dans le cadre du « nettoyage ethnique rampant » qui se poursuit depuis 1948.

Nous vous demandons de ne pas céder face à cette machine de propagande israélienne impitoyable qui a pour but d’absoudre Israël de ses crimes, nous vous demandons de vous joindre à l’appel palestinien aux boycotts, désinvestissements et sanctions, afin d’isoler Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international, qu’il mette fin à son siège illégal de la bande de Gaza, à ses 53 années d’occupation militaire de la Cisjordanie, à ses politiques discriminatoires sur fond raciste contre les un million quatre cent mille Arabes aborigènes en Israël, et à son déni du droit au retour des millions de victimes du nettoyage ethnique d’Israël (4).

L’appel palestinien au boycott universitaire d’Israël est soutenu par des universitaires et étudiants du monde entier. Des universités et collèges tels que l’université de Californie Berkeley, l’université de Michigan (Dearborne), le Hampshire College, l’université du Sussex et bien d’autres ont tous lancé des initiatives pour le boycott et le désinvestissement des sociétés qui soutiennent l’apartheid et l’occupation israéliens. Après s’être rendu en Terre sainte, l’archevêque et militant BDS, Desmond Tutu a déclaré :

« Je ne me lasse jamais de parler de la détresse si profonde dans mes visites en Terre sainte ; elles me rappellent tellement ce qui nous est arrivé, à nous la population noire en Afrique du Sud. J’ai vu l’humiliation des Palestiniens sur les check-points ou sur les barrages routiers, souffrant comme nous avons souffert quand les jeunes policiers blancs nous empêchaient de nous déplacer. Mon cœur se serre. Je dis, ‘Pourquoi avons-nous une si courte mémoire ?’ » (5).

Quand l’Union des étudiants d’Europe s’est créée en 1982, les étudiants du bureau d’information des étudiants d’Europe occidentale et leurs unions ont pris la tête de l’opposition au régime de l’apartheid raciste sud-africain. Il n’était pas question alors de négocier avec une telle oppression à fond racial, il n’y avait qu’un mot, un seul : BOYCOTT. Les gens n’ont plus cru dans la rhétorique afrikaner tout comme aujourd’hui beaucoup dans le monde ne se laissent plus prendre par la campagne pour « une nouvelle image d’Israël ». Comme aujourd’hui, le soutien des gouvernements occidentaux à une oppression de plusieurs décennies avait empêché l’action de la justice par les recours habituels pour faire rendre des comptes aux violeurs des droits de l’homme et aux criminels de guerre.

 

 

Campagne des étudiants palestiniens pour le boycott universitaire d’Israël (PSCABI)

 

OPINION :

Vous n’avez pas su vous souvenir de ces moments où il n’était pas facile de se mettre du bon côté de l’histoire et de prendre position comme seuls les mouvements étudiants le peuvent.

Bande de Gaza assiégée,

le 6 novembre 2010

Nous vous écrivons en tant qu’étudiants de la bande de Gaza assiégée dont l’ensemble du système d’enseignement est paralysé à cause d’un blocus israélien de quatre années et qui se poursuit. Nous sommes profondément peinés que vous ayez tenu votre conférence annuelle de cette année à Jérusalem, conférence organisée par l’Union nationale des étudiants israéliens, par le ministère israélien de la Diplomatie publique et des Affaires de la diaspora, ainsi que par le Cabinet du Premier ministre. Cela nous attriste que vous n’ayez pu être solidaires avec nous et briser le silence que nous impose l’Etat que vous avez choisi, et prendre position contre ce que le rapporteur spécial des Nations-Unies, John Dugard, décrit comme le seul cas restant après l’Afrique du Sud « de régime rattaché à l’Occident qui refuse l’autodétermination et les droits humains à un peuple en voie de développement, et qui agit ainsi depuis si longtemps » (1).

En plein siège et occupation et pendant que nous étions massacrés au début de l’année 2009, les organismes gouvernementaux et judiciaires du monde regardaient. Pendant 22 jours nous avons été frappés d’horreur, nous avons été laissés seuls face à la quatrième armée du monde, à un Etat avec plus de 400 têtes nucléaires qui a fréquemment utilisé la totalité de sa force destructrice contre notre population civile. Nous avons été confrontés aux F16, F15, F35, aux chars d’assaut Merkava, aux hélicoptères Apache, à la marine de guerre et au phosphore blanc qui brûle la chair, avec pour résultat, plus de 1400 victimes, et parmi elles, 413 enfants. Le premier jour de ce massacre, plus de 500 avions israéliens commencèrent à bombarder toute la bande de Gaza. Il était 11 h 23 du matin, le moment où les étudiants quittent leurs écoles et universités, après la période d’examens du trimestre d’hiver. Selon les principales organisations des droits de l’homme, et notamment B’Tselem, dans la majorité, les victimes sont des enfants de moins de 18 ans.

Au cours de l’assaut, 37 établissements scolaires primaires et secondaires ont été touchés, dont 18 étaient utilisés comme abri par tous ceux qui venaient de fuir leurs maisons. L’école internationale américaine a été détruite, et quatre bâtiments de l’université islamique de Gaza (UIG) démolis (2). L’enquête Goldstone pour les Nations unies indique que « les opérations militaires à Gaza étaient dirigées par Israël contre la population de Gaza dans son ensemble, pour servir une politique globale visant à punir la population de la bande de Gaza, et dans une politique délibérée de la force disproportionnée dirigée contre la population civile » (3). Pourtant, aucune action n’a été engagée par la communauté internationale.

Depuis qu’il a été créé, sur les ruines des réfugiés palestiniens, Israël a violé plus de résolutions des Nations unies que tout autre pays, et notamment l’article 26 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme se rapportant à l’enseignement et au respect des droits humains et des libertés fondamentales. Notre droit à l’enseignement est dénié constamment, en violation de l’article 50 de la Quatrième Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, article qui exige que tous les établissements « consacrés aux soins et à l’éducation des enfants » aient leur fonctionnement facilité par la puissance occupante.

A Gaza, depuis quatre ans, le blocus israélien interdit même les besoins les plus élémentaires pour les élèves tels que fournitures de bureau, papier, livres, cartables – les élèves n’ont souvent même pas de bougies pour les éclairer et pouvoir étudier, en raison de la pénurie organisée de l’électricité. La pauvreté qui résulte du blocus a contraint beaucoup de ceux qui aspiraient aux études à les arrêter prématurément pour travailler et aider leur famille et, sauf pour une infime minorité, poursuivre leurs études à l’étranger est à peu près impossible.

Sans parler de l’occupation impitoyable de la Cisjordanie par Israël, de l’expansion des colonies illégales réservées aux juifs, de la construction du mur illégal d’apartheid, des restrictions aux mouvements des Palestiniens et des humiliations sur les plus de 600 check-points de Cisjordanie, et de l’annexion illégale de Jérusalem, lieu de votre conférence annuelle.

Les Palestiniens de 1948, qui se virent imposer la citoyenneté israélienne, souffrent énormément des lois et politiques discriminatoires au profit des citoyens juifs d’Israël. Notre seule faute est de ne pas être de la « bonne religion ». Les propos de nombreux décideurs politiques israéliens suggèrent que d’autres Palestiniens pourraient être expulsés par la violence dans le cadre du « nettoyage ethnique rampant » qui se poursuit depuis 1948.

Nous vous demandons de ne pas céder face à cette machine de propagande israélienne impitoyable qui a pour but d’absoudre Israël de ses crimes, nous vous demandons de vous joindre à l’appel palestinien aux boycotts, désinvestissements et sanctions, afin d’isoler Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international, qu’il mette fin à son siège illégal de la bande de Gaza, à ses 53 années d’occupation militaire de la Cisjordanie, à ses politiques discriminatoires sur fond raciste contre les un million quatre cent mille Arabes aborigènes en Israël, et à son déni du droit au retour des millions de victimes du nettoyage ethnique d’Israël (4).

L’appel palestinien au boycott universitaire d’Israël est soutenu par des universitaires et étudiants du monde entier. Des universités et collèges tels que l’université de Californie Berkeley, l’université de Michigan (Dearborne), le Hampshire College, l’université du Sussex et bien d’autres ont tous lancé des initiatives pour le boycott et le désinvestissement des sociétés qui soutiennent l’apartheid et l’occupation israéliens. Après s’être rendu en Terre sainte, l’archevêque et militant BDS, Desmond Tutu a déclaré :

« Je ne me lasse jamais de parler de la détresse si profonde dans mes visites en Terre sainte ; elles me rappellent tellement ce qui nous est arrivé, à nous la population noire en Afrique du Sud. J’ai vu l’humiliation des Palestiniens sur les check-points ou sur les barrages routiers, souffrant comme nous avons souffert quand les jeunes policiers blancs nous empêchaient de nous déplacer. Mon cœur se serre. Je dis, ‘Pourquoi avons-nous une si courte mémoire ?’ » (5).

Quand l’Union des étudiants d’Europe s’est créée en 1982, les étudiants du bureau d’information des étudiants d’Europe occidentale et leurs unions ont pris la tête de l’opposition au régime de l’apartheid raciste sud-africain. Il n’était pas question alors de négocier avec une telle oppression à fond racial, il n’y avait qu’un mot, un seul : BOYCOTT. Les gens n’ont plus cru dans la rhétorique afrikaner tout comme aujourd’hui beaucoup dans le monde ne se laissent plus prendre par la campagne pour « une nouvelle image d’Israël ». Comme aujourd’hui, le soutien des gouvernements occidentaux à une oppression de plusieurs décennies avait empêché l’action de la justice par les recours habituels pour faire rendre des comptes aux violeurs des droits de l’homme et aux criminels de guerre.

 

 

 

Campagne des étudiants palestiniens pour le boycott universitaire d’Israël (PSCABI)

 

OPINION :

Vous n’avez pas su vous souvenir de ces moments où il n’était pas facile de se mettre du bon côté de l’histoire et de prendre position comme seuls les mouvements étudiants le peuvent.

Bande de Gaza assiégée,

le 6 novembre 2010

Nous vous écrivons en tant qu’étudiants de la bande de Gaza assiégée dont l’ensemble du système d’enseignement est paralysé à cause d’un blocus israélien de quatre années et qui se poursuit. Nous sommes profondément peinés que vous ayez tenu votre conférence annuelle de cette année à Jérusalem, conférence organisée par l’Union nationale des étudiants israéliens, par le ministère israélien de la Diplomatie publique et des Affaires de la diaspora, ainsi que par le Cabinet du Premier ministre. Cela nous attriste que vous n’ayez pu être solidaires avec nous et briser le silence que nous impose l’Etat que vous avez choisi, et prendre position contre ce que le rapporteur spécial des Nations-Unies, John Dugard, décrit comme le seul cas restant après l’Afrique du Sud « de régime rattaché à l’Occident qui refuse l’autodétermination et les droits humains à un peuple en voie de développement, et qui agit ainsi depuis si longtemps » (1).

En plein siège et occupation et pendant que nous étions massacrés au début de l’année 2009, les organismes gouvernementaux et judiciaires du monde regardaient. Pendant 22 jours nous avons été frappés d’horreur, nous avons été laissés seuls face à la quatrième armée du monde, à un Etat avec plus de 400 têtes nucléaires qui a fréquemment utilisé la totalité de sa force destructrice contre notre population civile. Nous avons été confrontés aux F16, F15, F35, aux chars d’assaut Merkava, aux hélicoptères Apache, à la marine de guerre et au phosphore blanc qui brûle la chair, avec pour résultat, plus de 1400 victimes, et parmi elles, 413 enfants. Le premier jour de ce massacre, plus de 500 avions israéliens commencèrent à bombarder toute la bande de Gaza. Il était 11 h 23 du matin, le moment où les étudiants quittent leurs écoles et universités, après la période d’examens du trimestre d’hiver. Selon les principales organisations des droits de l’homme, et notamment B’Tselem, dans la majorité, les victimes sont des enfants de moins de 18 ans.

Au cours de l’assaut, 37 établissements scolaires primaires et secondaires ont été touchés, dont 18 étaient utilisés comme abri par tous ceux qui venaient de fuir leurs maisons. L’école internationale américaine a été détruite, et quatre bâtiments de l’université islamique de Gaza (UIG) démolis (2). L’enquête Goldstone pour les Nations unies indique que « les opérations militaires à Gaza étaient dirigées par Israël contre la population de Gaza dans son ensemble, pour servir une politique globale visant à punir la population de la bande de Gaza, et dans une politique délibérée de la force disproportionnée dirigée contre la population civile » (3). Pourtant, aucune action n’a été engagée par la communauté internationale.

Depuis qu’il a été créé, sur les ruines des réfugiés palestiniens, Israël a violé plus de résolutions des Nations unies que tout autre pays, et notamment l’article 26 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme se rapportant à l’enseignement et au respect des droits humains et des libertés fondamentales. Notre droit à l’enseignement est dénié constamment, en violation de l’article 50 de la Quatrième Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, article qui exige que tous les établissements « consacrés aux soins et à l’éducation des enfants » aient leur fonctionnement facilité par la puissance occupante.

A Gaza, depuis quatre ans, le blocus israélien interdit même les besoins les plus élémentaires pour les élèves tels que fournitures de bureau, papier, livres, cartables – les élèves n’ont souvent même pas de bougies pour les éclairer et pouvoir étudier, en raison de la pénurie organisée de l’électricité. La pauvreté qui résulte du blocus a contraint beaucoup de ceux qui aspiraient aux études à les arrêter prématurément pour travailler et aider leur famille et, sauf pour une infime minorité, poursuivre leurs études à l’étranger est à peu près impossible.

Sans parler de l’occupation impitoyable de la Cisjordanie par Israël, de l’expansion des colonies illégales réservées aux juifs, de la construction du mur illégal d’apartheid, des restrictions aux mouvements des Palestiniens et des humiliations sur les plus de 600 check-points de Cisjordanie, et de l’annexion illégale de Jérusalem, lieu de votre conférence annuelle.

Les Palestiniens de 1948, qui se virent imposer la citoyenneté israélienne, souffrent énormément des lois et politiques discriminatoires au profit des citoyens juifs d’Israël. Notre seule faute est de ne pas être de la « bonne religion ». Les propos de nombreux décideurs politiques israéliens suggèrent que d’autres Palestiniens pourraient être expulsés par la violence dans le cadre du « nettoyage ethnique rampant » qui se poursuit depuis 1948.

Nous vous demandons de ne pas céder face à cette machine de propagande israélienne impitoyable qui a pour but d’absoudre Israël de ses crimes, nous vous demandons de vous joindre à l’appel palestinien aux boycotts, désinvestissements et sanctions, afin d’isoler Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international, qu’il mette fin à son siège illégal de la bande de Gaza, à ses 53 années d’occupation militaire de la Cisjordanie, à ses politiques discriminatoires sur fond raciste contre les un million quatre cent mille Arabes aborigènes en Israël, et à son déni du droit au retour des millions de victimes du nettoyage ethnique d’Israël (4).

L’appel palestinien au boycott universitaire d’Israël est soutenu par des universitaires et étudiants du monde entier. Des universités et collèges tels que l’université de Californie Berkeley, l’université de Michigan (Dearborne), le Hampshire College, l’université du Sussex et bien d’autres ont tous lancé des initiatives pour le boycott et le désinvestissement des sociétés qui soutiennent l’apartheid et l’occupation israéliens. Après s’être rendu en Terre sainte, l’archevêque et militant BDS, Desmond Tutu a déclaré :

« Je ne me lasse jamais de parler de la détresse si profonde dans mes visites en Terre sainte ; elles me rappellent tellement ce qui nous est arrivé, à nous la population noire en Afrique du Sud. J’ai vu l’humiliation des Palestiniens sur les check-points ou sur les barrages routiers, souffrant comme nous avons souffert quand les jeunes policiers blancs nous empêchaient de nous déplacer. Mon cœur se serre. Je dis, ‘Pourquoi avons-nous une si courte mémoire ?’ » (5).

Quand l’Union des étudiants d’Europe s’est créée en 1982, les étudiants du bureau d’information des étudiants d’Europe occidentale et leurs unions ont pris la tête de l’opposition au régime de l’apartheid raciste sud-africain. Il n’était pas question alors de négocier avec une telle oppression à fond racial, il n’y avait qu’un mot, un seul : BOYCOTT. Les gens n’ont plus cru dans la rhétorique afrikaner tout comme aujourd’hui beaucoup dans le monde ne se laissent plus prendre par la campagne pour « une nouvelle image d’Israël ». Comme aujourd’hui, le soutien des gouvernements occidentaux à une oppression de plusieurs décennies avait empêché l’action de la justice par les recours habituels pour faire rendre des comptes aux violeurs des droits de l’homme et aux criminels de guerre.

 

 

Campagne des étudiants palestiniens pour le boycott universitaire d’Israël (PSCABI)

 

OPINION :

Vous n’avez pas su vous souvenir de ces moments où il n’était pas facile de se mettre du bon côté de l’histoire et de prendre position comme seuls les mouvements étudiants le peuvent.

Bande de Gaza assiégée,

le 6 novembre 2010

Nous vous écrivons en tant qu’étudiants de la bande de Gaza assiégée dont l’ensemble du système d’enseignement est paralysé à cause d’un blocus israélien de quatre années et qui se poursuit. Nous sommes profondément peinés que vous ayez tenu votre conférence annuelle de cette année à Jérusalem, conférence organisée par l’Union nationale des étudiants israéliens, par le ministère israélien de la Diplomatie publique et des Affaires de la diaspora, ainsi que par le Cabinet du Premier ministre. Cela nous attriste que vous n’ayez pu être solidaires avec nous et briser le silence que nous impose l’Etat que vous avez choisi, et prendre position contre ce que le rapporteur spécial des Nations-Unies, John Dugard, décrit comme le seul cas restant après l’Afrique du Sud « de régime rattaché à l’Occident qui refuse l’autodétermination et les droits humains à un peuple en voie de développement, et qui agit ainsi depuis si longtemps » (1).

En plein siège et occupation et pendant que nous étions massacrés au début de l’année 2009, les organismes gouvernementaux et judiciaires du monde regardaient. Pendant 22 jours nous avons été frappés d’horreur, nous avons été laissés seuls face à la quatrième armée du monde, à un Etat avec plus de 400 têtes nucléaires qui a fréquemment utilisé la totalité de sa force destructrice contre notre population civile. Nous avons été confrontés aux F16, F15, F35, aux chars d’assaut Merkava, aux hélicoptères Apache, à la marine de guerre et au phosphore blanc qui brûle la chair, avec pour résultat, plus de 1400 victimes, et parmi elles, 413 enfants. Le premier jour de ce massacre, plus de 500 avions israéliens commencèrent à bombarder toute la bande de Gaza. Il était 11 h 23 du matin, le moment où les étudiants quittent leurs écoles et universités, après la période d’examens du trimestre d’hiver. Selon les principales organisations des droits de l’homme, et notamment B’Tselem, dans la majorité, les victimes sont des enfants de moins de 18 ans.

Au cours de l’assaut, 37 établissements scolaires primaires et secondaires ont été touchés, dont 18 étaient utilisés comme abri par tous ceux qui venaient de fuir leurs maisons. L’école internationale américaine a été détruite, et quatre bâtiments de l’université islamique de Gaza (UIG) démolis (2). L’enquête Goldstone pour les Nations unies indique que « les opérations militaires à Gaza étaient dirigées par Israël contre la population de Gaza dans son ensemble, pour servir une politique globale visant à punir la population de la bande de Gaza, et dans une politique délibérée de la force disproportionnée dirigée contre la population civile » (3). Pourtant, aucune action n’a été engagée par la communauté internationale.

Depuis qu’il a été créé, sur les ruines des réfugiés palestiniens, Israël a violé plus de résolutions des Nations unies que tout autre pays, et notamment l’article 26 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme se rapportant à l’enseignement et au respect des droits humains et des libertés fondamentales. Notre droit à l’enseignement est dénié constamment, en violation de l’article 50 de la Quatrième Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, article qui exige que tous les établissements « consacrés aux soins et à l’éducation des enfants » aient leur fonctionnement facilité par la puissance occupante.

A Gaza, depuis quatre ans, le blocus israélien interdit même les besoins les plus élémentaires pour les élèves tels que fournitures de bureau, papier, livres, cartables – les élèves n’ont souvent même pas de bougies pour les éclairer et pouvoir étudier, en raison de la pénurie organisée de l’électricité. La pauvreté qui résulte du blocus a contraint beaucoup de ceux qui aspiraient aux études à les arrêter prématurément pour travailler et aider leur famille et, sauf pour une infime minorité, poursuivre leurs études à l’étranger est à peu près impossible.

Sans parler de l’occupation impitoyable de la Cisjordanie par Israël, de l’expansion des colonies illégales réservées aux juifs, de la construction du mur illégal d’apartheid, des restrictions aux mouvements des Palestiniens et des humiliations sur les plus de 600 check-points de Cisjordanie, et de l’annexion illégale de Jérusalem, lieu de votre conférence annuelle.

Les Palestiniens de 1948, qui se virent imposer la citoyenneté israélienne, souffrent énormément des lois et politiques discriminatoires au profit des citoyens juifs d’Israël. Notre seule faute est de ne pas être de la « bonne religion ». Les propos de nombreux décideurs politiques israéliens suggèrent que d’autres Palestiniens pourraient être expulsés par la violence dans le cadre du « nettoyage ethnique rampant » qui se poursuit depuis 1948.

Nous vous demandons de ne pas céder face à cette machine de propagande israélienne impitoyable qui a pour but d’absoudre Israël de ses crimes, nous vous demandons de vous joindre à l’appel palestinien aux boycotts, désinvestissements et sanctions, afin d’isoler Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international, qu’il mette fin à son siège illégal de la bande de Gaza, à ses 53 années d’occupation militaire de la Cisjordanie, à ses politiques discriminatoires sur fond raciste contre les un million quatre cent mille Arabes aborigènes en Israël, et à son déni du droit au retour des millions de victimes du nettoyage ethnique d’Israël (4).

L’appel palestinien au boycott universitaire d’Israël est soutenu par des universitaires et étudiants du monde entier. Des universités et collèges tels que l’université de Californie Berkeley, l’université de Michigan (Dearborne), le Hampshire College, l’université du Sussex et bien d’autres ont tous lancé des initiatives pour le boycott et le désinvestissement des sociétés qui soutiennent l’apartheid et l’occupation israéliens. Après s’être rendu en Terre sainte, l’archevêque et militant BDS, Desmond Tutu a déclaré :

« Je ne me lasse jamais de parler de la détresse si profonde dans mes visites en Terre sainte ; elles me rappellent tellement ce qui nous est arrivé, à nous la population noire en Afrique du Sud. J’ai vu l’humiliation des Palestiniens sur les check-points ou sur les barrages routiers, souffrant comme nous avons souffert quand les jeunes policiers blancs nous empêchaient de nous déplacer. Mon cœur se serre. Je dis, ‘Pourquoi avons-nous une si courte mémoire ?’ » (5).

Quand l’Union des étudiants d’Europe s’est créée en 1982, les étudiants du bureau d’information des étudiants d’Europe occidentale et leurs unions ont pris la tête de l’opposition au régime de l’apartheid raciste sud-africain. Il n’était pas question alors de négocier avec une telle oppression à fond racial, il n’y avait qu’un mot, un seul : BOYCOTT. Les gens n’ont plus cru dans la rhétorique afrikaner tout comme aujourd’hui beaucoup dans le monde ne se laissent plus prendre par la campagne pour « une nouvelle image d’Israël ». Comme aujourd’hui, le soutien des gouvernements occidentaux à une oppression de plusieurs décennies avait empêché l’action de la justice par les recours habituels pour faire rendre des comptes aux violeurs des droits de l’homme et aux criminels de guerre.

 


[1] Références :

[1] http://electronicintifada.net/v2/ar... [2] http://jordantimes.com/?news=14035 [3] http://www2.ohchr.org/english/bodie...

[4]http://www.pacbi.org/etemplate.php?... [5] http://www.timeslive.co.za/world/ar...

Approuvée par :

Clare Solomon, President, University of London Union

Arfah Farooq, Black and Ethnic Officer, Goldsmiths Students’ Union

Mark Bergfeld, National Union Students, National Executive Committee

Hanif Leylabi National Union Students, LGBT Committee

James Haywood, Campaigns and Communications Officer, Goldsmiths Students’ Union

Ashok Kumar, Education Officer, LSE Students’ Union

http://www.pacbi.org/etemplate.php?...

traduction : JPP pour l’AFPS

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