Empêchons l’entrée d’Israël dans l’OCDE ! Des organisations du Collectif national appellent à un rassemblement devant l’OCDE lundi 10 mai à 18H30

Publié le par ag94

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Afps
 

Une campagne de mels massive est indispensable très rapidement pour convaincre les pays européens qui respectent encore le droit international de ne pas laisser entrer dans le riche club occidental un Etat qui le bafoue quotidiennement.

Un rassemblement est organisé le 10 mai au carrefour des rues André Pascal, Henri de Bornier et de la rue de Franqueville (Paris 16ème) - Métro La Muette (Ligne 9). Ce rassemblement est initié dans le cadre du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens


Un mauvais coup se trame dans notre dos. Le club des trente pays les plus riches, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), s’apprête ( en ce mois de mai) à accueillir en son sein Israël avec les territoires arabes qu’il occupe.

Cette décision, alors même que l’Etat israélien relance la colonisation tout en sabotant les efforts de paix, américains comme européens, est une provocation. Il faut tout faire pour l’empêcher.

Si la France est, comme toujours depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, favorable à ce resserrement des liens avec Israël, d’autres pays membres - notamment le Mexique, la Turquie, la Suède, la Belgique et la Suisse - hésitent à franchir ce pas. A nous de les convaincre, en les inondant de mels et de fax : un seul refus suffira à bloquer l’adhésion d’ Israël.

Vous trouverez ci-dessous la position de l’AFPS, un modèle de lettre en anglais et en français aux ambassadeurs des trente Etats membres de l’OCDE et une liste d’adresses mels.

Faites passer ce message le plus largement possible.

APPEL du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens à faire barrage à l’entrée d’Israël à l’OCDE.

Le Collectif National, indigné par la perspective de l’intégration d’Israël à l’OCDE, tient à souligner qu’Israël est un Etat qui s’est mis hors la loi à de nombreux titres : l’occupation et la colonisation illégales de territoires palestiniens depuis 1967 ; des crimes de guerre, au Liban et à Gaza notamment, ainsi que l’indique le rapport Goldstone voté par l’Assemblée Générale des Nations Unies ; d’innombrables violations des droits humains, des accords et conventions signés par lui, dont l’accord d’association avec l’UE, les conventions de Genève sur les prisonniers ; l’édification d’un mur d’annexion, en grande partie à l’intérieur des territoires qu’il occupe, mur dont la Cour de Justice Internationale a dénoncé l’illégalité et demandé la démolition.

L’entrée d’Israël à l’OCDE reviendrait au blanchiment de toutes ces violations par les Etats membres de l’OCDE. Mais plus grave encore peut-être, l’OCDE, organisation de développement et de coopération économique, en définissant un « territoire économique israélien » qui inclut le Golan syrien occupé, les territoires palestiniens de Cisjordanie occupés, et Jérusalem Est illégalement annexée, prend l’extraordinaire responsabilité, hors de son champ de compétence, d’entériner les annexions pures et simples d’Israël, et de prédéterminer les frontières politiques d’Israël contre toutes les règles et les normes de la législation internationale. Ainsi l’OCDE franchirait une étape très dangereuse pour l’ensemble du monde en reconnaissant l’inacceptable état de fait créé par Israël sur le terrain par la violence, mais aussi en participant au démantèlement du droit international auquel nous sommes très attachés comme garant de la paix.

Le Collectif National appelle les citoyens à adresser en nombre la lettre ci-annexée aux représentants des pays membres auprès de l’OCDE dont les adresses électroniques jointes, ainsi qu’au Ministère des Affaires Etrangères.

Modèle de lettre aux ambassadeurs :

Mister Ambassador,

This very month, the Organization for Economic Co-operation and Development (OECD) is expected to decide on Israeli membership. Now, Israel’s lack of respect of human rights and international law and its tendency to obstruct any realistic peace process is met with widespread international criticism. Despite the criticism, this state has repeatedly shown that it has no intention to modify its policy. On the contrary, Israel continues its unlawful policies without having to face any real, concrete consequences. In contrast to the statements and condemnations by words of mouth, Israel is given « special treatment » in international politics and co-operations, special treatment lacking any justification. A granted membership to the OECD would be another example of this special treatment, and a way to encourage Israël to keep on its denial of the rule of law and of peace.

We believe that there are many reasons to deny Israel membership in the OECD, including :

The production in the occupied territories is in conflict with international law, and the European Court of Justice clarified as recently as February that products from the West Bank cannot be classified as Israeli. In the figures forming the basis for the decision on membership, no distinction has been made with regards to place of production. Instead of being punished for crimes under international law, the figures benefit Israel. To welcome Israël in such conditions, would be a de facto recognition of the « Eretz Israël » concept. This is unthinkable for anyone who wants to reach peace by the rule of law.

According to the OECD convention the member countries must share a commitment to the rule of law and the respect of human rights. Several of the current member countries have claimed repeatedly that this commitment is not shared by the Israeli authorities.

In the text of the convention one can read that co-operation makes a vital contribution to peaceful and harmonious relations among the peoples of the world. The member countries have on several occasions expressed criticism that Israel’s actions are counterproductive to the development of such relations. As recently as March, the US, EU, Russia and the UN issued a joint condemnation of Israel’s policies in Jerusalem, claiming that these policies undermine the peace process. The Israeli ignore the criticism with complete impunity.

We therefore urge you to act in order to reverse the expected positive response to the Israeli membership application, which would be received as an encouragement to Isarêl to keep on acting against peace. Each country has a right to veto available. We urge you to make use of it, in accordance with other country representatives if possible.

We look forward to receiving your reply, which we expect to be a positive one, and of which we will keep our activist members informed.

Yours faithfully.

Signature : [1]

Adressez vos courriers à :

France Représentant auprès de l’OCDE

dfra.ocde-paris@diplomatie.gouv.fr

Telephone : +33 (0)1 43 17 57 50

Fax : +33 (0)1 43 17 58 02 MAE

Belgique

parisocde@diplobel.fed.be

Telephone : + 33 (0)1 56 75 34 50

Fax : +33 (0)1 56 75 34 70

Grèce

Telephone : +33 (0)1 45 02 24 10

Fax : +33 (0)1 45 00 71 55

13
Fax : +33 (0)1 44 17 67 70

Mexique

mexico.contact@oecd.org

Tel : (5255) 91 38 62 33

Fax : (5255) 52 80 04 80

Norvège

oecd.paris@mfa.no

Telephone : +33 (0)1 45 24 97 84

Fax : +33 (0)1 45 20 08 82

Suède

oecd-del.paris@foreign.ministry.se

Telephone : +33 (0)1 45 24 98 60

Fax : +33 (0)1 45 24 18 34

Suisse

vertretung@pao.rep.admin.ch

Telephone : +33 (0)1 49 55 74 50

Fax : +33 (0)1 45 51 01 49

Turkey

turkdel.oecd@mfa.gov.tr

Telephone : +33 (0)1 42 88 50 02

Fax : +33 (0)1 45 27 28 24

[1] en français :

Monsieur l’Ambassadeur,

Ce mois-ci, l’Organisation de Coopération et de Développement Économique doit se prononcer sur la candidature d’Israël. Or le manque total de respect de l’Etat israélien pour les droits humains et le droit international ainsi que son obstruction à tout processus de paix ont fait l’objet de nombreuses critiques internationales. Cependant, cet Etat a montré de façon répétée qu’il n’a en rien modifié pour autant sa politique malgré ces critiques. Tout au contraire il poursuit sa politique illégale sans avoir à affronter aucune conséquence réelle qui soit concrète. Par contraste avec les résolutions et les condamnations verbales dont il fait l’objet, Israël reçoit donc un « traitement spécial » sur le plan de la politique, un traitement que rien ne justifie. Lui offrir de devenir membre de l’OCDE serait un exemple de plus de ce traitement spécial, et une façon de l’encourager dans son déni du droit et de la paix.

A ces raisons majeures nous pensons qu’il en existe de nombreuses autres pour refuser l’adhésion d’Israël à l’OCDE, parmi lesquelles :

La prise en compte de la production dans les territoires occupés viole le droit international, et pas plus tard qu’en février dernier, la Cour de Justice des Communautés Européennes a rappelé clairement que les produits des colonies ne peuvent en aucun cas être considérés comme des produits israéliens. Dans les chiffres qui servent de fondement à la demande d’adhésion, il n’y a aucune distinction en fonction de la zone de production : ces paramètres économiques incluent les territoires palestiniens occupés de Cisjordanie et du plateau du Golan syrien. Accepter cette adhésion, dans ces conditions, ce serait accepter de fait l’idée du « Grand Israël ». Ce n’est pas concevable pour quiconque veut la paix par le droit.

D’après la convention de l’OCDE, les Etats membres doivent partager un même engagement à respecter le droit international et le respect des droits de l’homme. Plusieurs des membres actuels de l’OCDE ont exprimé de façon répétée que cet engagement n’est pas partagé par les dirigeants israéliens.

Dans le texte de la convention on peut lire que la coopération est une contribution majeure aux relations pacifiques et harmonieuses entre les peuples du monde. Les Etats membres ont, à plusieurs reprises, critiqué les actions d’Israël au motif qu’elles sont contre-productives vis-à-vis du développement de telles relations. Pas plus tard qu’en mars, les Etats-Unis, l’Union Européenne, la Russie et les Nations Unies ont publié une condamnation commune de la politique israélienne à Jérusalem. Les dirigeants de ce pays ignorent ces déclarations en toute impunité.

Nous vous prions donc instamment d’agir de façon à inverser la réponse positive attendue à la demande d’adhésion d’Israël qui serait comprise comme un encouragement à ses entreprises qui tournent le dos à la paix. Chaque pays membre de l’OCDE dispose en la matière d’un droit de veto concernant ce type de décision. Nous vous demandons de l’utiliser, si possible avec d’autres Etats membres.

Dans l’attente de votre réponse, que nous espérons positive, et dont nous tiendrons nos militants informés, nous vous prions de croire en nos salutations distinguées.

signature

photo de focus : Liebermann, ministre israélien des Affaires étrangères et Guria, secrétaire-général de l’OCDE , signant déjà en janvier dernier des accords privilégiés entre Israël et l’Ocde.

*Rassemblement le 10 : carrefour des rues André Pascal, Henri de Bornier et de la rue de Franqueville (Paris 16ème) - Métro La Muette (Ligne 9). Ce rassemblement initié dans le cadre du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

les premiers signataires :

Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Française (A.J.P.F) - Génération Palestine - la Campagnes Civiles Internationales pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) – L’union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Femme en Noir - l’Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Les Alternatifs – Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Parti Communiste Ouvrier de France (PCOF)

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