Communiqué de l'AFPS Siège de Gaza, une catastrophe pas du tout naturelle.

Publié le par ag94

EnfantPalestine.jpgIl est possible de mettre un terme à la catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza. Car elle est le fruit non d’une catastrophe naturelle, mais d’un siège. Un an après son offensive meurtrière, Israël poursuit ce crime. Il faut que cela cesse.

Les averses torrentielles n’épargnent pas la bande de Gaza. Dans la nuit du 18 au 19 janvier, des dizaines de maisons et de fermes ont été inondées et une douzaine de personnes blessées. Mais les raisons des effets de la pluie et des orages sur la population ne sont pas d’ordre climatique. Un an après l’offensive meurtrière israélienne contre un million et demi de Gazaouis, qui a fait plus de 1400 morts, des centaines de milliers de blessés et détruit toutes les infrastructures de ce minuscule territoire, Israël, en dépit des accusations de crimes de guerre et de possibles crimes contre l’Humanité formulées par le rapport du juge Goldstone et adoptées par les Nations unies, poursuit en toute impunité le siège de la bande de Gaza. Un siège à la fois inhumain et illégal. Tout manque. L’eau, les vivres, les médicaments, les vêtements, les chaussures… Rien ne passe. En particulier les matériaux de construction. Sinon par les tunnels qui menacent de s’écrouler sous les bombardements israéliens et d’ensevelir les passeurs. Depuis quelques semaines, l’Egypte construit aussi un mur d'acier à sa frontière avec la bande de Gaza qui vise à parachever le siège et à couper totalement Gaza du reste du monde Un an après l’offensive israélienne, des milliers de Palestiniens continuent à survivre dans des tentes ou dans des ruines. Il ne s’agit pas là de catastrophe naturelle. Mais d’un crime. Il faut y mettre un terme. Il faut contraindre Israël à mettre un terme à ce siège illégal.


Paris, le 22 janvier 2010.

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