Boycott de produits israéliens dans des supermarchés américains Par Juliane Grasser

Publié le par ag94

 

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La semaine dernière, la direction des deux magasins bio food Co-op de la ville d'Olympia, dans l'état de Washington, a décidé de retirer les produits israéliens de ses rayons. L'entreprise américaine est ainsi devenu le premier grossiste du pays à se joindre publiquement à la campagne de boycott de l'État hébreu. 
La plupart des campagnes de boycott ont échoué aux États-Unis. Dans le pays, une large frange de la population soutient l'État Hébreu. Pourtant, depuis peu, des opérations de ce type se multiplient, et sont particulièrement suivies dans les milieux étudiants. Pourtant la dernière en date n'est pas l'apanage d'une
groupe d'universitaires mais celle lancée par deux grande surfaces américaines. En effet, la direction de Food Co-op a retiré les produits israéliens de ses filiales d'Olympia.
 
A l'origine de ce boycott : Rob Richards, un membre du directoire de Food Co-op. Le projet a été présenté jeudi dernier devant le comité de direction. Après avoir calculé le coût financier de l'opération, le comité de direction a donné son aval car, comme le rapporte M.Richard, les pertes économiques seraient minimes.

Pour ce dernier, il s'agit avant tout d'un : " impératif moral qui va au-delà des préoccupations financières. Nous avons donc décidé d'adopter le boycott, qui est entré en vigueur le lendemain de la réunion" a-t-il déclaré au journal israélien Ha'aretz.
 
A la question d'un boycott qui ne concernerait que les marchandises fabriquées dans les implantations juives au-delà de la ligne verte, Rob Richard a tenu à clarifier que " l'ensemble des marchandises israéliennes seraient concernées. En revanche tout produit fabriqué par les sociétés israéliennes qui visent à améliorer les conditions de vie des Palestiniens sera exempté ".
 
L'annonce de ce boycott n'aurait pas généré de protestations selon les dirigeants des magasins. « Il y a eu très peu de retour parmi le personnel, même de la part de ceux qui étaient contre le boycott, mais c'est l'opinion minoritaire. Nous avons aussi parmi nous deux membres du directoire qui appartiennent à communauté juive d'Olympia et qui sont favorables au boycott. "
Néanmoins, M.Richard « essaie d'être réaliste, ce boycott ne va pas changer la politique israélienne, mais si ce sont des gouttes d'eau dans la mer, cela peut avoir un effet ».
 
Ce n'est probablement pas un hasard si le boycott à lieu à Olympia. C'est la ville natale de Rachel Corrie, activiste issue du Mouvement International de solidarité. La jeune volontaire a été écrasée accidetellement par un bulldozer Caterpillar alors qu' elle tentait d'empêcher la démolition d'une maison palestinienne. Le mois dernier, le corps étudiant de l'Evergreen State College d'Olympia, où Rachel Corrie a étudié, a adopté deux résolutions. L'une d'elles appelle à " boycotter les entreprises qui profitent de l'occupation illégale de la Palestine ", la seconde tente de bannir tout les équipements de la compagnie Caterpillar de l'enceinte de l'université.
 
La communauté juive s'est élevée contre ces tentatives de boycott. Mais les supporters d'Israël craignent que la «bataille soit déjà perdue sur les campus d'Olympia."

G.I.N avec agences
http://www.guysen.com/article_Boycott-de-produits-isra-liens-dans-des-supermarch-s-am-ricains_13390.html
 

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