Gaza: l'état sioniste continue d'asphyxier la population

Publié le par ag94

et c'est ainsi que la révélation est faite: 11000 prisonniers palestiniens

Pas de réouverture de Gaza sans libération de Shalit

Le cabinet de sécurité israélien a rejeté mercredi à l'unanimité toute réouverture des frontières de Gaza sans libération préalable du soldat Gilad Shalit par les islamistes du Hamas.

Cette décision a pour effet immédiat de geler le projet présenté par l'Egypte en vue de l'établissement d'un cessez-le-feu durable entre Israël et le Hamas.

Le Mouvement de la résistance islamique, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, récuse pour sa part tout lien entre un échange de prisonniers qui inclurait Shalit et la mise en oeuvre du plan égyptien qui insiste notamment sur la réouverture des frontières.

"Il n'existe aucune connexion entre le dossier Shalit et la recherche d'une accalmie (entre Israël et le Hamas)", a réaffirmé mercredi un de ses porte-parole Faouzi Barhoum, soulignant que le Hamas n'avait "aucune objection" à ce que le soldat soit relâché si Israël accepte les 1.400 libérations de détenus réclamées par l'organisation palestinienne.

Réunis par Ehud Olmert, les membres du cabinet de sécurité ont unanimement appuyé le Premier ministre en exercice, qui a fait de la libération du soldat franco-israélien détenu depuis 2006 une condition indispensable à toute réouverture des points de passage entre le territoire palestinien et le monde extérieur.

Ils ont jugé qu'"il serait inconcevable" de mettre en oeuvre un plan de cessez-le-feu avant que Shalit ne soit libéré, a annoncé au micro de Radio Israël le ministre de l'Intérieur, Meir Sheetrit, membre du cabinet restreint.

"Les points de passage sont et restent ouverts à l'aide humanitaire", a déclaré ensuite Mark Regev, porte-parole du Premier ministre.

Il a indiqué que les ministres avaient parlé du nombre de détenus palestiniens qu'Israël serait disposé à libérer pour obtenir le retour de Shalit. Mais il n'a donné aucun détail.

""Les ministres comprennent fort bien le prix à payer pour obtenir la libération de Shalit et je pense qu'ils soutiennent la démarche", a-t-il dit, en annonçant le retour prochain au Caire de l'émissaire israélien Amos Gilad.

Israël, qui a stoppé le 18 janvier dernier son offensive dans la bande de Gaza après 22 jours de combats, autorise le passage de convois humanitaires vers le territoire palestinien enclavé mais, maintenant la pression sur le Hamas, refuse pour le moment l'acheminement de matériaux de construction.

Gilad Shalit a été capturé en 2006 par un commando palestinien entré clandestinement sur le territoire israélien.

"Nous sommes à un moment de vérité. Si Gilad Shalit ne rentre pas maintenant, l'affaire pourrait s'éterniser", a déclaré un haut responsable israélien, s'exprimant à micro fermé.

Mardi, Ehud Olmert a dit espérer récupérer le soldat otage avant qu'il quitte ses fonctions. Selon des diplomates, l'accord pourrait se faire sur un échange entre Shalit et 1.000 des 11.000 Palestiniens actuellement détenus dans des prisons israéliennes.

Mais, même si Israël et le Hamas s'entendait sur une liste de prisonniers, il y aurait loin encore avant la conclusion d'un tel échange de prisonniers. "Nous voulons qu'ils soient expulsés du pays, mais le Hamas veut leur retour dans leurs foyers", souligne un responsable israélien.

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